Évènement de Restitution de Résultats 

Le samedi 16 Mars 2019, près de 200 parties prenantes se sont réunies à l’Hôtel l’Aurassi d’Alger pour participer à l´Évènement de Restitution de Résultats de l’étude du marché du projet BAYF (Building Algerian Youth’s Future). Financé par le Gouvernement du Royaume-Uni à travers de son Ambassade à Alger et implémenté par EFE en Algérie en coopération avec le cabinet de consultation Brenco, le projet BAYF a permis de réaliser une analyse approfondie du marché de l’emploi algérien dans huit wilayas du pays : Ain Saleh, Béchar, Bordj Bou Arréridj, Ghardaïa, In Amenas, Oran, Ouargla, et Tamanrasset. Impliquant les secteurs privé et public, les institutions, la société civile, et mélangeant focus-groups, entretiens individuels, questionnaires et intelligence artificielle sur une période de trois mois, les résultats préliminaires de l’étude furent présentés, provoquant de vives discussions. Ces dernières furent animées, entres autres, par des employeurs-partenaires d’EFE, aux côtés de représentants des institutions, de diverses Ambassades étrangères, d’une variété de représentants de la société civile, sans oublier les formateurs EFE.

Les résultats de l’analyse approfondie ont, entre autres, mis en évidence le mismatch important entre l’éducation offerte et les demandes des entreprises : 51% des jeunes demandeurs d’emploi attribuent leur situation de chômage au manque d’opportunités d’emploi, et 51% d’entre eux pensent que le système éducatif ne les prépare pas à la vie professionnelle. Les secteurs identifiés comme porteurs d’emploi sont l’agriculture et l’artisanat (notamment dans le Sud du pays), le tourisme (particulièrement dans la wilaya d’Oran), l’industrie de la manufacture et du recyclage, ainsi que le digital, qui est un secteur particulièrement intéressant car l’étude fait voir que 93% des jeunes demandeurs d’emploi passent plus d’une heure par jour sur le net (le 55% passant plus de 3 heures par jour). Avec une possession presque pour le 100% des jeunes demandeurs d’emploi à un smartphone, la nécessité d’utiliser le digital et d’améliorer la communication entre parties prenantes en utilisant les plateformes digitales dans un esprit d’open innovation collaborative est incontestable.

Une panoplie de recommandations pour améliorer le marché de l’emploi à travers le pays et l’accès au travail furent présentés et débattus par les parties prenantes présentes. Celles-ci transmettaient, entre autres, l’importance d’accroître de manière constructive la confiance en soi des jeunes demandeurs d’emploi (celle dernière augmente pour 57% des jeunes demandeurs d’emploi après un premier entretien d’embauche), l’intérêt à améliorer l’image négative dont souffre la formation professionnelle, le grand potentiel du monde digital pour augmenter l’ouverture et la communication entre les différents acteur du marché de l’emploi, la reconnaissance de l’importance des compétences comportementales (soft skills) et leur intégration dans les programmes éducatifs institutionnels, ou encore et de manière significative les résultats positifs qui émaneraient d’efforts de capacity-building au sein même des acteurs institutionnels directement liés à l’emploi. Les parties prenantes semblaient pour une grande majorité être d’accord sur un point fondamental : il faut agir aussitôt que possible pour l’emploi selon des solutions concrètes et inclusives, profitant d’une vague de changement que l’Algérie est en train de connaître sur la totalité du son territoire.